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Enquête Hudson / Towers Perrin 1/ Historique En 2007, Hudson Immobilier & Construction, souhaitant proposer l’indicateur le plus précis possible, a établi un partenariat avec le cabinet spécialisé en études de rémunérations Towers Perrin. La première étude « Les Salaires de l’Immobilier – Etude Hudson Immobilier & Construction / Towers Perrin » est sortie fin novembre 2007, elle est désormais réalisée sur ces nouvelles bases et paraîtra en octobre ou novembre de chaque année. Ainsi l’étude 2008 vient-elle de sortir. Towers Perrin, en collaboration avec Hudson Immobilier & Construction, a élaboré les référentiels spécifiques aux métiers et établi une liste « d’utilisateurs » à contacter pour constituer « le club utilisateurs ». Chaque membre du club (qui souscrit une participation pour cela) se voit adresser la grille des fonctions à évaluer qui correspondent à ses métiers afin de compléter les différentes composantes des rémunérations pratiquées chez lui avec un engagement de délai. L’ensemble des données sont traitées par métier selon les référentiels pour établir l’étude détaillée qui est adressée confidentiellement à chaque membre du club utilisateurs au cours du mois d’octobre. Un résumé des rémunérations observées est ensuite publié sous une forme proche de celle des études antérieures. Bien entendu, la valeur ajoutée de l’étude complète, uniquement adressée aux membres du club, qui ont donc souscrit, est évidente, tant au niveau quantitatif (décomposition des résultats en moyenne, médiane, quartiles…), qu’au niveau qualitatif (composition des avantages en nature, analyse des rémunérations variables…), autant d’informations qui ne figurent pas dans les publications. En conclusion, cette évolution se traduit par un apport évident : une méthodologie rigoureuse intégrant l’ensemble des professionnels en poste, dont une synthèse continue à être publiée chaque année selon un standard proche de celui des années précédentes, une parution en octobre, au moment d’élaborer les budgets, enfin, une étude détaillée, quantitativement et qualitativement, réservée aux membres du club utilisateurs. Pour 2008 le tableau publié réunit les résultats de l’enquête pour les postes évalués, et ceux de la précédente pour les postes non évalués en 2008. Bon nombre de postes couverts par l’étude Hudson seule par le passé (174 références) n’ont pu l’être cette année ; pour des raisons liées à la conjoncture notamment, le « club utilisateurs » a été plus restreint. C’est ainsi que 31 postes seulement ont pu faire l’objet d’une évaluation statistiquement exacte, dans quatre métiers : la promotion immobilière en logements et bureaux, la gestion immobilière, la gestion d’actifs chez les institutionnels et les grands utilisateurs, enfin, l’immobilier du commerce et de la distribution. 2/ Méthodologie de l’enquête L’enquête a été conduite par Towers Perrin et Hudson en 2008 auprès de 7 grandes sociétés, groupes immobiliers intégrant les activités de foncière, de gestion d’actifs et de promotion immobilière. 2.324 données individuelles ont été recueillies, représentant 69% de l’échantillon. Les données ont été transmises par les directions des ressources humaines concernées; il s’agit, pour chaque fonction, du salaire fixe brut annuel, calculé sur la base du salaire mensuel au 1/01/2008, des commissions versées en 2007 et début 2008 au titre de l’activité de l’année 2007, enfin, du bonus versé en 2008 au titre de 2007. L’enquête complète livrée au « club utilisateurs » détaille tous les éléments de la rémunération, ainsi que les profils des titulaires (âge, ancienneté, effectif supervisé, éligibilité à un plan d’option sur actions, éligibilité à un véhicule de fonction). Le tableau présente une fourchette qui correspond au premier et troisième quartile. Il est à noter que l’étude Hudson présente les minimas et maximas; ce qui explique que les hauts de fourchettes soient sensiblement plus élevés pour certains postes
3/ Les observations Après une année 2007, de « paradoxes » car elle fut encore l’une des plus actives en matière de recrutement dans les métiers de l’immobilier alors même que « le ver était déjà dans le fruit », l’année 2008 met brutalement fin à quatre ans de croissance ininterrompue avec son corollaire, la pénurie de professionnels par rapport aux besoins des entreprises, qui était devenue structurelle, particulièrement chez les cadres confirmés dans la tranche d’âge 33/48 ans du fait de l’absence de recrutements pendant la dernière crise de l’immobilier, entre 1992 et 1996. Il est clair depuis la rentrée, que la récession est là et s’annonce très préoccupante. Trois secteurs ont toutefois compensé partiellement la chute des recrutements dans la promotion immobilière et un secteur semble s’éveiller :
A noter, avec la crise, la remontée de postes d’administration – finances – contrôle de gestion –juridique au siège.
De plus les commercialisateurs de boutiques et moyennes surfaces en centre-ville, en centre commercial et en « retail-parc », et les directeurs de centre commercial ont été fortement recherchés en 2008, soit intégrés au sein des foncières et opérateurs associés, soit dans les sociétés de prestation de services spécialisées.
Les rémunérations en 2008, encore diversement affectées mi-2008, le seront surtout en 2009 du fait de l’évolution particulière de l’année : dégradation d’abord progressive puis très brutale et rapide à dater de la rentrée de septembre, ayant pour conséquence certaine la chute de la part variable versée en début d’année 2009 et des révisions à la baisse pour la part fixe, accompagnant les suppressions de poste en cours. En matière de promotion immobilière en logement, on observe une stabilité des rémunérations des négociateurs fonciers confirmés qui sont en poste par rapport à 2007 (55/78 K€ en 2008), et chez les développeurs-monteurs (79/105 K€), et une croissance de la rémunération des responsables de programmes, au niveau du bas de fourchette pour le junior (46/54 K€ - +12%/0), de l’ordre de 10% en moyenne pour le confirmé (59/81 K€). En immobilier d’entreprise, dont les niveaux de rémunération étaient très élevés, les responsables du développement sont en hausse de 8 à 10% sur les bas de fourchette, mais en forte baisse pour le troisième quartile (-26%) pour les responsables du développement, et quasiment stables pour les très confirmés. Par contre nous constatons une forte augmentation des postes de gestion siège (finances, comptabilité, contrôle de gestion, juridique), de l’ordre de 15% pouvant aller jusqu’à 30% pour le poste de directeur administratif et financier (96/130 K€). De même, nous retrouvons les signes de la bonne santé de la gestion de biens: croissance des rémunérations de l’ordre de 20% à 30% pour le directeur de gestion en administration de biens (96/110 K€), de 12% à 43% pour l’asset-manager confirmé au sein d’une foncière (67/90 K€). Dans les métiers de l’immobilier du commerce et de la distribution, le négociateur confirmé en centre commercial a pris 18% pour le troisième quartile (98 K€). L’année 2007 a été « paradoxale » avec son record d’activité dans bon nombre de secteurs de l’immobilier mais portant déjà ses métastases, la rentrée 2008 est la révélation du mal, de la certitude de la crise, avec toutes ses anticipations négatives; 2009 sera sans aucun doute l’année des réajustements et restructurations douloureuses, qui comporteront aussi leurs opportunités issues de la gestion de crise dans les métiers de l’immobilier, d’une part, de la plus ou moins grande résistance de secteurs encore porteurs, d’autre part…. En tout cas, à n’en pas douter, les rémunérations des développeurs et investisseurs de toute nature souffriront ; celles de gestionnaires avisés qui se révéleront en temps de crise et de postes créés à cette occasion pourraient se maintenir voire s’accroître. Certains secteurs resteront ou se révéleront porteurs :
Laurent DEROTE Directeur
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Tableau Les salaires 2007 (version Excel taper code tp07 pour ouvrir fichier) : CLIQUEZ