
Au premier semestre 2026, le marché du logement neuf s’est encore dégradé. Les tensions au Moyen-Orient ainsi que les incertitudes entourant le budget 2027 et l’approche de l’élection présidentielle dissuadent ménages et investisseurs de s’engager. Les ventes de logements neufs ont ainsi atteint, tant au deuxième trimestre que sur l’ensemble du premier semestre, leur plus bas niveau jamais enregistré selon la FPI : 32 483 logements au S1 2026 (-13 % sur un an) et 18 740 logements au T2 2026 (-18 % sur un an).
De nombreux autres indicateurs sont également négatifs :
- Nombre d’autorisations de logements neufs (incluant les résidences gérées) : 90 400 logements au T2 2026, -8 % sur un an ;
- Nombre d’autorisations de logements collectifs : 40 485 logements au T2 2026, -20 % sur un an ;
- Nombre de réservations de logements neufs (en bloc, au détail et résidences services) : 19 356 logements au T2 2026 (-23,6 % sur un an) et 38 932 logements au S1 2026 (-18 % sur un an) ;
- Délai d’écoulement : 21,4 mois au T2 2026 contre 18,3 mois au T2 2025 ;
- Prix du logement collectif neuf au détail (hors bloc) : 5 034 €/m² au T2 2026 contre 5 127 €/m² au T2 2025.
À noter toutefois quelques signaux positifs :
- le rebond des ventes aux investisseurs, même si le niveau reste très bas : 3 427 logements au deuxième trimestre (+13 % sur un an) et 6 573 logements sur l’ensemble du premier semestre (+20 %) ;
- le logement fait son retour parmi les enjeux du débat politique à l’approche de l’élection présidentielle.