France Immobilier professionnel T1 2026 : 1,9 Md€ d’investissements en bureaux, commerces et entrepôts logistiques (-48 % sur un an) et 2,5 Mds€ en rajoutant les locaux d’activités et les hôtels (-37 % sur un an)
En France, le montant global des investissements en immobilier d’entreprise (bureaux, commerces et entrepôts logistiques) pour le 1er trimestre 2026 est de 1,9 Md€, -48 % par rapport au 1er trimestre 2025 selon Immostat.
Si l'on intègre les locaux d'activités et les hôtels, le volume d'investissement au T1 2026 est de 2,5 Mds€, -37 % sur un an selon BNP Paribas Real EState :
- Bureaux : 728 M€, -43 % sur un an ;
- Commerces : 876 M€, -35 % sur un an ;
- Entrepôts : 231 M€, -65 % sur un an ;
- Activité hors entrepôts : 173 M€, -25 % sur un an ;
- Hôtels : 530 M€, +5 % sur un an.
La principale cause de cette fluctuation négative de marché porte sur un effet de base défavorable, le 1er trimestre 2025 s’étant caractérisé par la signature de plusieurs opérations d’envergure.
"Malgré un contexte incertain, nous n’observons pas à ce stade un volume significatif de transactions abandonnées spécifiquement en raison des potentiels impacts du conflit. Les opérations engagées suivent leur cours, témoignant à ce stade de la résilience du marché.", analyse Brice de Germay, Directeur Général Délégué de BNP Paribas Real Estate Advisory France.
"La remontée des taux obligataires, combinée à un environnement inflationniste persistant pourrait toutefois pousser les investisseurs à la prudence et venir alimenter une phase d’attentisme chez les investisseurs au cours des prochains mois.", rajoute Brice de Germay.
La persistance de ces incertitudes économiques et financières, si elle devait se confirmer dans la durée, est également susceptible d’exercer une pression supplémentaire sur les prix et d’entrainer, à terme, une nouvelle décompression des taux de rendement immobiliers. Dans ces conditions, les prochains mois seront déterminants pour confirmer ces évolutions.
"Les investisseurs scruteront avec attention les conséquences macro-économiques du conflit, mais aussi les décisions des banques centrales, dont les orientations seront clés pour redonner de la visibilité au marché et accompagner la reprise des volumes d’investissement au cours des prochains mois. ", anticipe Brice de Germay.